PATANJALI

 

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Introduction

 

Première partie

Extraits des Sûtras

Quelques regroupements...

Quelques Notes

 

Deuxième partie

 

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NOTES

SI. 33   -   SI. 34

Extraits

 

Sûtra I. 33
Dans le deuxième sûtra, Patanjali définit de façon irréfragable et définitive l'axe qui sous-tend son enseignement.

– Le yoga est l'anéantissement des fluctuations du mental –

ATTENTION

            La plus grande prudence est recommandée concernant les commentaires qui ne tiennent pas compte du sûtra de base.

En effet certains commentateurs ignorants ou n'ayant pas assimilé l'enseignement premier induisent en erreur leurs étudiants en les incitant à "développer des fluctuations mentales"!

Usant certes d'intentions "louables, bien-pensantes", puisqu'ils leur demandent de "cultiver" l'amitié, la compassion… toutes attitudes mentales aimables mais, sujettes à émotions et constitutives de ce fait de fluctuations nouvelles qui devront être, elles aussi, un jour "anéanties"!

  A aucun moment dans le YS Patanjali ne préconise autre chose que la dissolution, la suppression, l'annihilation de ce qui nous perturbe, que ce soit "bon" ou "mauvais".

  Toute fluctuation du mental se présente comme une entrave à la Libération de l'être.

            Il convient en conséquence en les identifiant (désirs/répulsions se manifestant par des tensions, pensées, des souvenirs…) quelle que soit leur nature (vertueuse ou perverse) de les supprimer et ce, sans tomber dans des déviations guimauves, manifestation de l'ignorance et trahissant l'enseignement de Patanjali.

            Face au bonheur, au malheur, à la vertu ou au vice, il est demandé dans les YS de demeurer dans une attitude de distanciation, de détachement sereins… Ce qui "déconnecte" et prépare à la dissolution ultime de la fluctuation perturbatrice, ce qui sera explicité dans la deuxième partie des YS.

            Ne pas entendre que le détachement implique l'indifférence, la non-assistance, non!

Le détachement libère les acteurs en cause :

- celui qui reçoit ne souffre pas d'être "l'assisté", le "dominé",

- celui qui donne, aide, ne risque pas de voir son ego s'enfler, s'enorgueillir d'être si formidable, si bon et de se comporter en "dominant"!

            La distanciation, le détachement permettent de participer, d'aider chaque fois qu'une situation le demande, sans que l'équilibre, l'harmonie dans les relations soient rompus.

            Il n'y a aucune attente d'un remerciement, d'une reconnaissance quelconque.

Il y avait des gestes d'aide, de secours, de partage à faire! Ce qui a été fait!

Sans qu'aucun lien ne retienne qui que ce soit (donneur – receveur).

Le Grand équilibre, l'Harmonie ont été préservés, rétablis…

 

  

 

S I. 34

Suspension du souffle (Khumbhaka), poumons vides :

Nous ne sommes pas dans un cours de Hatha-Yoga traitant du pranayama et plus particulièrement de Kumbhaka – rétention pleine ou vide du souffle. Ce qui implique un effort sur une certaine durée ; généralement comptabilisée (exemple : "respiration carrée" en quatre fois, 4 temps soit : 4-4-4-4 /par séquences de 4 pulsations cardiaques chacune.

Il s'agit simplement ici de stabiliser le mental, en le focalisant sur le phénomène respiratoire naturel. En conséquence aucune intervention volontaire dans le déroulement de la respiration n'est requise.

 

L'expiration/rechaka dans la douceur, l'abandon à la dynamique naturelle, s'ouvre sur une plage respiratoire toute aussi naturelle qui demeure comme "suspendue" de plus en plus longuement, phase délicate, subtile, délicieuse…

Il ne faut à aucun moment intervenir, on demeure "spectateur" du phénomène.

 

L'inspir se déclenche naturellement doucement, d'une amplitude spontanément limitée, délicatement subtile et enchaîne sur un nouvel expir, puis la phase "suspendue"…

 

Toujours sans aucune intervention volontaire.

S'apaisent ainsi, parce qu'intimement liées les strates de notre constitution :

1 – la conscience de la respiration subtile induit,

2 – la conscience de la stabilité du mental qui ainsi,

3 – prend conscience "du Vu" et de "Cela qui voit"! première rencontre avec le "spectateur" en nous..

Expérience intéressante, cette découverte du "glissement" de la conscience d'un plan à un autre.

Connaissance qui servira ultérieurement.

 

Extraits de " Patanjali les Yoga-Sûtras" version en clair - Editions Bénévent – Traduction et commentaires de Sylviane LEGRAND.
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